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Rencontre d’information et de concertation avec les ministres et représentants des ministres de la RAMAA II

11 novembre 2016
« Le développement des politiques publiques dans le domaine de l’alphabétisation est tributaire de l’existence de données précises et actualisées en permanence sur le niveau des apprentissages et leurs impacts sur les capacités des bénéficiaires. Il est inutile de continuer à enseigner des programmes d’alphabétisation […] sans évaluation des acquis et la mesure de leur efficacité » M. Abdellah Benkirane, chef du gouvernement du Maroc

Cette rencontre organisée le 10 novembre 2016, à Marrakech, au Maroc, sous l’initiative de l’Institut de l’UNESCO pour l’apprentissage tout au long de la vie (UIL), en collaboration avec le bureau de l’UNESCO Rabat et l’Agence nationale de lutte contre l’analphabétisme (ANLCA) au Maroc, a connu la participation des ministres et représentants des ministres des dix pays de la deuxième phase de la RAMAA – Burkina Faso, Bénin, Côte d’Ivoire, Cameroun, Mali, Maroc, Niger, Sénégal, Tchad et Togo -, et des partenaires – Association pour le développent de l’éducation en Afrique (ADEA) et l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Les réunions à huis clos ont conduit à des recommandations touchant les volets suivants : la mobilisation des ressources nationales pour la mise en œuvre de la deuxième phase de la RAMAA et la pérennisation de la RAMAA au niveau des dispositifs nationaux.  Celles-ci ont été émises dans les grandes lignes comme suit :

  • veiller à intégrer un budget pour la RAMAA dans les lignes budgétaires nationales attribuées à l’évaluation. La RAMAA ne doit pas être dans cette perspective considéré comme un projet à part, mais plutôt comme partie intégrante de l’évaluation.
  • compte tenu des enjeux multisectoriels, assurer un ancrage institutionnel stabilisé de l’alphabétisation y compris la RAMAA.
  • former des experts de la RAMAA dans l’enseignement supérieur et créer un module de Master sur la mesure d’évaluation et suivi pour sa pérennisation.
  • porter la réflexion sur la création d’une école doctorale incluant la thématique de la RAMAA.

L’organisation de ladite rencontre au Maroc a été par ailleurs une opportunité pour l’ANLCA de mener un plaidoyer national d’envergure en faveur de l’alphabétisation et la RAMAA. Plus de 100 participants nationaux parmi lesquels des présidents des universités marocaines, des présidents des conseils régionaux, des professeurs et chercheurs universitaires, des responsables des départements publics, ainsi que des parlementaires étaient présents aux séances thématiques. Cette journée d’information et de concertation de la RAMAA a aussi permis la signature d’une convention de partenariat entre le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation des cadres du Maroc et l’ANLCA. L’objectif étant de renforcer l’implication des universités marocaines et des instituts de la recherche scientifique, tel que préconisé par la RAMAA.

 

« Le développement des politiques publiques dans le domaine de l’alphabétisation est tributaire de l’existence de données précises et actualisées en permanence sur le niveau des apprentissages et leurs impacts sur les capacités des bénéficiaires. Il est inutile de continuer à enseigner des programmes d’alphabétisation […] sans évaluation des acquis et la mesure de leur efficacité » M. Abdellah Benkirane, chef du gouvernement du Maroc