Gender and Literacy: How to Strengthen Research in Africa
L’alphabétisation étant un droit fundamental pour tous et toutes, comment expliquer que 62 % des femmes en Afrique se voient refuser le droit à l’alphabétisme ? Comment infléchir les tendances actuelles pour éviter que près de 800 millions d’adultes parmi lesquels une forte proportion de femmes soient encore analphabètes en 2015 ?
Même s’il y a une volonté des parties prenantes de respecter les engagements internationaux sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, il n’en demeure pas moins que les efforts restent insuffisants au regard de l’ampleur du défi. L’UIL se penche sur cette problématique à travers le renforcement des capacités de recherche en alphabétisation et en genre. Il a adopté une double approche méthodologique pour réaliser les objectifs de la formation dans des pays comme le Burkina Faso, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal, affichant tous des taux d’alphabétisation très faibles, en particulier parmi la population féminine. Il était dans un premier temps fondamental d’évaluer, de developer ou renforcer le socle de connaissances sur ces thèmes et ensuite de consolider ces acquis par l’initiation à une recherche-action. La stratégie centrale qui a généré la formation s’appuyait sur un souci permanent de développer une dynamique d’apprentissage. Il s’est avéré que trois éléments principaux méritaient une attention particulière pour amener des changements réels : 1) revisiter les politiques et programmes d’alphabétisation dans une perspective genre ; 2) développer une stratégie afin de créer une masse critique d’acteurs/actrices compétent(e)s dans le domaine du genre et de l’alphabétisation et investir davantage dans les recherches dans ces domaines ; 3) initier des dynamiques d’apprentissage afin de produire des résultats tangibles.
L’apport de l’UIL et du Groupe de travail pour l’éducation non formelle (GTENF) de l’ADEA dans ce contexte consistera à élaborer un cadre d’orientation en alphabétisation et en genre et à soutenir les États membres et les partenaires pour renforcer leurs capacités et améliorer leurs interventions, ainsi qu’accroître davantage la qualité des acquis.
Contact:
Madina Bolly()





