Volume 62, Numéro 6, pp 711–731
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Résumé
Cet article décrit un vaste effort déployé pour remettre en question l’héritage colonial persistant que subissent les jeunes Amérindiens des États-Unis et les jeunes Portugais noirs originaires du Cap-Vert. Dans le cadre de l’approche méthodologique, l’étude exploite le hip-hop – mouvement culturel composé de quatre éléments dont la musique rap – pour examiner comment les jeunes issus de communautés spécifiques accèdent aux connaissances dont ils sont privés dans les écoles, pour donner un accent révolutionnaire à leurs réalités, et pour diffuser diverses perspectives sur la race, la place et l’appartenance. Quand un savoir est occulté dans les institutions éducatives, l’éducation non formelle générée par les jeunes est un moyen puissant de réaffirmer la tradition et la transformation. Le hip-hop devient un support permettant de créer des projets éducatifs alternatifs qui répondent aux besoins de la jeunesse de San Francisco aux États-Unis et de Lisbonne au Portugal où a été réalisée cette recherche.

